Journée « Découverte et respect de la montagne » organisée par les Amis du Parc national des Pyrénées en partenariat avec le Parc national des Pyrénées
Dimanche 24 juillet 2016, au Cirque d’Anéou
 
Partis très tôt de Tarbes et Pau, les participants se sont retrouvés à Louvie-Juzon pour 8h du matin.

Là, après quelques échanges, il a été vite constaté que les véhicules étaient complets une fois le covoiturage assuré et que le matériel transporté ne pouvait être réparti davantage et obligeait au déplacement jusque sur les lieux de véhicules type fourgonnette et camping- car.

Le signal donné, nous attaquons la montée vers le col du Pourtalet. Il fait un peu frais et le ciel est dégagé. Nous ne sommes pas seuls sur la route et, lorsque nous arrivons, nous sommes quand même un peu surpris de réaliser l’affluence sur le secteur. En effet, le parking sur la route est déjà complet et de nombreux véhicules stationnent sur la bordure en limite de pente. En contrebas, on aperçoit une voiture près de laquelle on devine le géologue qui nous attend. Ainsi que prévu, en prenant des précautions, nous descendons sur la piste pastorale pour aller décharger tout le matériel transporté à l’endroit prévu correspondant au parking d’autrefois.

Véhicules arrêtés, une fois les emplacements désignés, tout le monde s’affaire qui à décharger, qui à installer, monter les tentes, disposer les cartons, . . . Entretemps, le garde moniteur du Parc national des Pyrénées (PNP) nous a rejoints et participe à notre installation.

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Un petit groupe de trois personnes est sollicité pour installer un point d’accueil à la porte du Parc national, tout près du col. Suivant la voiture du PNP, on en profite pour installer les panneaux d’information sur le bord de la route, en aval et en amont du chemin pastoral qui descend là où nous nous trouvons. Ceci fait, il faut, comme tous ceux qui ont déchargé les affaires nécessaires au déroulement de la journée garer la voiture devenue gênante. Cela se fait difficilement car il n’est pas évident de trouver un emplacement. Pendant qu’en contrebas chacun participe à l’installation, nous rejoignons nos amis devant la porte du Parc. A deux, celui en équilibre sur une barrière attache la banderole des APNP pendant que l’autre l’assure. En suivant, nous montons le panneau exposant la biodégradabilité et plaçons celui d’information sur la manifestation. Déjà, quelques personnes tournent autour, mais la plupart sont des Espagnols et les échanges plus ou moins bien établis. Tandis que nos amis disposent un étalage de documents à remettre au public, nous redescendons.

De la route, nous apercevons les tentes et les véhicules encore sur place. Un ou deux parasols détonnent par leurs couleurs vives, on ne les gardera pas afin de ne pas donner envie à d’autres d’imiter et donner une idée fausse sur ce qui se passe.

Sur place, presque tout est déjà en place tant chacun a fourni un effort. Il ne reste plus qu’à vérifier que tout se trouve réparti conformément aux besoins puis remonter les deux ou trois véhicules encore présents et les garer sur la route. Seul Didier conserve sa voiture du Parc national afin de pouvoir rendre service rapidement. De même, de temps à autre, il lui faut vérifier que le véhicule qui se présente sur la piste possède bien une autorisation. A défaut, il explique gentiment le pourquoi et tout se passe sans difficulté.

Voici donc les APNP installés pour cette journée à Anéou. A proximité de chaque atelier a été disposé un panneau rappelant le thème et faisant référence aux APNP.

Le regard du passant est attiré d’abord par le stand sur la flore : abri IMGP5660sous tente et panneaux d’exposition avec photos. Il est prévu d’emmener ceux qui s’intéressent voir de plus près quelques fleurs dans les environs, pour cela le terrain a auparavant été exploré.

Sous cette grande tente ont été installés des chevalets et une table. Avec quelques images et des formes simplifiées préparées au vu et au su de celui qui l’observe, les feuilles de dessin n’attendent plus que les artistes en herbe, ce qui ne se fait pas trop attendre.

En avant de ces ateliers, plus près de la piste, le panneau sur la biodégradabilité interpelle les randonneurs ou promeneurs. Il ne manque pas d’attirer quelque peu l’attention, mais peu nombreux sont ceux qui acceptent de s’impliquer, gant et sac à l’appui, pour ramasser ce qu’ils pourraient trouver au cours de leur balade.

Un peu plus en retrait, à cause du terrain, a été dressée la tente abritant l’ensemble de la documentation à disposition. Les paquets de dépliants garderont leur élastique ou seront maintenus par des cailloux heureusement gratuits, car les rafales de vent dispersent les feuilles et, au cours de la journée il a fallu mieux arrimer les piquets des tentures, ceux des panneaux et malheureusement, un cadre portant une aquarelle a été victime.

Seuls deux panneaux porteurs de monstres, loup-garou et dragon, annoncent la zone consacrée en principe à l’accueil des enfants pour y écouter contes et légendes des Pyrénées. Les parasols ayant été ôtés, posés repliés sur le sol, rien d’autre de particulier n’incite les familles à s’approcher.

IMGP5597Juste à côté, plus près de la piste, ayant été séparé de son véhicule dont le hayon servait de support aux cartes documents de travail, le géologue bénéficie heureusement d’une table sous l’abri d’une tente. A l’aide de matériel simple tel un moule à savarin, sable et plaques de support, il fait revivre en quelques gestes ce phénomène datant de centaines de millions d’années dont subsiste le « chaudron brisé » de l’Ossau. Inutile de dire combien ses interventions ont subjugué les auditeurs présents.

Entre lui et les autres ateliers, la lunette du garde moniteur attire plus particulièrement. On n’y a pas ou peu observé d’animaux ou d’oiseaux, par contre les vainqueurs du jour de l’Ossau y ont été vus.

IMGP5582Enfin, la dernière tente, consacrée à l’aquarelle, a permis de se faire une idée des possibilités offertes par cet art, mais y en a-t-il seulement qui ont voulu s’y essayer ?

 A chaque atelier, deux ou trois personnes en principe accueillent les passants. Toutes ont à disposition un ensemble minimum de dépliants à proposer concernant flore, mammifères, oiseaux, chauves-souris entre autres, plus d’autres sur le bouquetin ou l’ours, le patou et son rôle, etc . . . De même, invitation est faite à demander des renseignements auprès des responsables animateurs d’ateliers, chercher de la documentation appropriée dans le stand concernant le ou les sujets abordés en discutant avec les personnes abordées. Au cours de la journée, il faut remercier très particulièrement Bastien, jeune garçon d’une dizaine d’années, qui a œuvré avec beaucoup d’entrain à préparer des petits paquets de dépliants, même contre un vent acharné, et qui,montrant l’exemple aux grands, s’adressait rempli de certitudes aux adultes qu’il essayait de convaincre. Il faut aussi reconnaître que si les grands ont été quelque peu déçus du peu d’enthousiasme rencontré au cours de cette manifestation, lui ne s’est en rien découragé et a même demandé de l’associer l’an prochain, en veillant à lui permettre de préparer quelques jours avant ce qu’il aurait à distribuer. Tel que.

La matinée se passe donc sous le soleil, un peu frais avec de temps à autre quelque rafale de vent. Sur le coup de midi passé, nous attendons un premier groupe de randonneurs des APNP, ces derniers étant prévus pour pique-niquer avec nous à 13 heures. De fait, nous allons faire ainsi avec le groupe descendant du col de Pombie.

IMGP5650Peu avant 14 heures arrivent les chanteurs de Laruns. Seuls quelques randonneurs sont encore présents avec nous. Assez éloignés de la route, le public ne se présente pas, et après quelques chants agrémentés de pas de danse, ces chanteurs de Laruns repartent vers une autre festivité plus attirante certainement.

L’après-midi se passe avec moins de passage qu’espéré: les parkings sont remplis mais les gens sont partis pour la journée. Ceux-ci, souvent harassés ne s’arrêtent pas ou ne sont pas intéressés. Très peu prennent des documents. D’autres, en famille, se promènent et s’arrêtent parfois mais ne restent que peu de temps, il n’est donc pas possible de faire dessiner ou écouter des histoires. Quant aux Espagnols, avec eux les échanges sont maigres.

A 16 heures, tenant compte du temps nécessaire pour tout remballer et ranger dans les véhicules de transport qu’il faut aussi aller rechercher, et tenant compte aussi de la durée de trajet de retour, nous regroupons, démontons, plions, embarquons . . .

La journée sur le plateau d’Anéou se termine. Avant le départ, nous nous regroupons pour boire ensemble le pot de l’amitié, pot bien mérité. Certains ont déjà pris le chemin du retour et nous ne nous attarderons pas, d’ailleurs, la fatigue aussi se fait sentir.

Au nom des Amis du Parc national des Pyrénées, et du Parc national des Pyrénées, notre partenaire de la manifestation, remerciements à tous ceux qui ont apporté leur participation :

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Pour les APNP : Tina Banos, Denis Boissière et Bastien, Serge Mas, René Capbarat, Françoise Larrouquet, Jeanine Tonnelier, Gilbert Labat, Francis Bousquet, Lucette Lafforgue, Monique Farion, Colette Ridou, Jean-Louis Rey, Élizabeth Labat, Yvette Bros Marsoo, Claude Lucas, Christiane Albertelli, Paule Béard, Dominique Rossier, Daniel Lhuillier, Jean-Loup Chrestien du Souchay, Janick Cazaubon

Pour le Parc national des Pyrénées : Didier Peyrusqué

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Résumé de Serge Mas – Photos de Jean-Loup Chrestien du Souchay