Résumé succinct du  SÉMINAIRE INTER-PARCS PYRÉNÉENS à St LARY, SAMEDI  le 19 SEPTEMBRE 2015

Depuis plusieurs années, les parcs pyrénéens se rencontrent afin de partager leur expérience, préparer des projets en commun, en assurer le suivi, étudier et envisager les moyens à mettre en œuvre pour favoriser une politique commune à l’ensemble de la chaîne pyrénéenne.

Voici, très brièvement exposés, les sujets abordés lors des rencontres cette année.

1 – La réintroduction du bouquetin ibérique

Cette réintroduction, en 2 ans et sur Ariège et hautes Pyrénées, a permis de réintroduire 102 bouquetins. Le suivi a permis de constater un taux de survie de 98%. 2 naissances ont eu lieu, 3 ont été victimes du milieu. La plupart ont formé des petits groupes établis sur un secteur donné. Une importante communication, une exploitation des données recueillies, un suivi pédagogique avec les enfants des écoles sur les secteurs concernés, un suivi mis en route avec l’Aragon, augurent de la réussite de cette action. D’autres lâchers doivent d’ailleurs renforcer cette réintroduction.

2 – Point sur les marques Parc national et Parc naturel régional

La marque Parc naturel régional ariégeois a précédé la mise en route cette année de celle « Esprit – Parc national Pyrénées ». En Ariège, on constate un net bénéfice retiré de cette marque. Celle-ci, de part son cahier des charges et l’image qu’elle invoque, se distingue parfaitement des autres appellations. Toutefois, il lui faut s’adresser non seulement à un public local mais aussi, du point de vue touristique, permettre une publicité à l’échelle internationale. Questionnement à propos du risque de banalisation, 31 parcs sur 51 étant « marqués ». Il faudra rechercher un label commun permettant de conserver une image particulière.

3 – Point sur les travaux du Réseau Espaces Protégés Pyrénéens (POCTEFA biodiversité et tourisme)  

Ce réseau comprend tous les parcs pyrénéens côté français et côté espagnol, tant nationaux que régionaux, réserves naturelles et régionales. Le but est de définir ensemble des objectifs tels la protection et l’amélioration des écosystèmes transfrontaliers. Pour cela il faut partager les problématiques, mutualiser les expériences et promouvoir les savoir-faire. Vers cette fin d’année, un projet doit être déposé disposant d’un budget de 1,5 à 2 millions d’€.

4 – Gestion de l’accueil touristique dans les sites sensibles : retour d’expérience du Parc national de Pyrénées ( Troumouse, Néouvielle,. . .) et des PNR    

L’historique documenté du site des lacs d’Aubert/Orédon, avant la création de la réserve naturelle et de la route réglementée conduisant au parking d’Aubert, permet de voir combien la fréquentation était un facteur très important de dégradation du site. Aujourd’hui même on dénombre 950 000 visites l’été sur 9 sites d’accueil, 40 000 véhicules sont comptabilisés à plus de 2 000m d’altitude. Ces chiffres permettent de mieux comprendre la nécessité de protéger les sites en restreignant les accès. Toutefois, en gérant la fréquentation il est important d’améliorer l’accueil. Cela passe entre autres par la mise en place de navettes et de sentiers, de parkings et d’abris.

C’est à Orédon, où nous nous sommes rendus à la suite de la réunion du matin à la Mairie de Saint-Lary, que nous visualiserons cette problématique.

Là, nous serons rejoints par le Commissaire du massif. Après un déjeuner pris au chalet/refuge d’Orédon, nous empruntons la navette qui nous conduit au parking d’Aubert. Du bord du lac, nous visualisons ce qui nous a été développé dans la matinée. La présence encore multiple de visiteurs, le parking assez bien occupé, le tracé bien visible du sentier vers la Hourquette d’Aubert, la beauté naturelle du secteur, tout cela permet de mieux appréhender l’équilibre à trouver pour assurer à la fois la protection de la nature et permettre au plus grand nombre d’accéder, connaître et respecter le milieu.

Le rapporteur, Serge Mas