Editorial
Chers amis, adhérents des APNP,
Voici cinq mois que le conseil d’administration m’a élu à la présidence de notre association, avec un bureau très largement renouvelé. J’ai souhaité un mode de gouvernance plus partagé, avec trois vice-présidences (Thierry Coumel, Sophie Nerbone et Janick Cazaubon) aux côtés de la secrétaire générale et du trésorier.
Suite au départ de Martine Sadou, nous avons dû recruter une nouvelle secrétaire administrative, et Caroline Tual est désormais en poste à Pau.
Si la croissance des adhésions se poursuit (plus de 500 adhérents en avril), notre structure associative reste fragile, et les besoins en bénévolat sont bien réels pour renouveler des équipes qui pourraient s’essouffler. Nous devons toujours nous adapter, moderniser nos fonctionnements et tisser des partenariats, de territoire ou de projets. La journée de remerciement des bénévoles du 28 mars a été appréciée et atteste d’un état d’esprit associatif au sein des APNP. Je ferai de mon mieux pour qu’il perdure.
Le programme 251 est le fruit d’un travail collectif bien rodé, qui nécessite du temps. Plusieurs bénévoles l’ont préparé avec passion. C’est notamment l’œuvre de la commission sorties-formations, des encadrants, sous la responsabilité de Thierry Coumel, mais aussi de membres de la commission communication, du groupe numérique… Qu’ils soient tous ici remerciés pour ce bel engagement.
Ce programme de juin à novembre comprend 240 sorties, 28 séjours et 22 journées d’escalade. Il devrait permettre à chacun de trouver son bonheur.
2026 ayant été proclamée « Année internationale du pastoralisme et des pâturages » par les Nations unies, le Parc national des Pyrénées et les Amis du PNP ont naturellement choisi cette thématique pour cette année.
Dans un monde agité, où les repères géopolitiques volent en éclats, où l’actualité est sans cesse bousculée, où le climat de nos Pyrénées change à vue d’œil, quel bonheur que de pouvoir s’intéresser à un métier de berger qui reste « les pieds sur terre » ! Il existe depuis des millénaires dans les Pyrénées, avec une pratique de la transhumance qui se perpétue.
Pourtant, le pastoralisme évolue forcément avec son temps. Les bergers sont de plus en plus des salariés formés, venant d’horizons professionnels et géographiques différents. Avec les éleveurs, ils doivent faire face à la fois à un contexte agricole difficile et à de nouveaux enjeux complexes (nouvelles épizooties, public de plus en plus nombreux sur les estives…).
N’hésitez pas à découvrir ce monde pastoral passionnant au cours de vos prochaines sorties, en respectant, bien entendu, ces femmes et ces hommes qui vivent sur le territoire, l’entretiennent et participent à l’économie montagnarde : 23 de nos sorties sont programmées sur cette thématique.
Nos chefs de file ne sont-ils pas aussi des « pasteurs » qui guident nos pas dans cet environnement privilégié ?
À bientôt sur les sentiers !
Albert Malabirade, président des APNP